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Les maires élus au suffrage universel direct : l‘opposition devant le fait accompli

Finis les entourloupes, les achats de conscience, les reniements, les trahisons, etc. Les maires seront désormais élus au suffrage universel direct, c’est-à-dire par les citoyens.

Le mode de scrutin pour les élections locales va changer. Désormais, les maires seront élus au suffrage universel, lors des prochaines élections locales, prévues normalement au mois de juin de l’année prochaine. L’élection des maires au suffrage universel direct est une vielle doléances de l’opposition.

Depuis le Président Abdou Diouf, en passant par son successeur Abdoulaye Wade, l’opposition sénégalaise a toujours réclamé ce mode de scrutin. Le suffrage universel direct fait également partie des points de réforme qui seront débattus dans le cadre du dialogue politique, au même titre que la loi sur le parrainage, le montant de la caution, le couplage des élections, le statut du chef de l’opposition, etc. En outre, il y a environ quatre mois, Aliou Sall, maire de Guédiawaye et président de l’Association des maires du Sénégal, affichait sa préférence pour ce type de scrutin.

«Quand la plupart des électeurs votent pour vous parce que vous êtes tête de liste, et qu’à l’arrivée des combinaisons politiques ou politiciennes font que quelqu’un d’autre devienne maire, ce n’est pas juste», avait-il dit.

Jusqu’à présent les maires étaient élus au suffrage indirect, c’est-à-dire par les conseillers municipaux sur des listes proportionnelles et majoritaires. Mais ce mode de scrutin trahit souvent le vote populaire parce qu’il ne donne pas une lisibilité du scrutin des citoyens. En effet, il arrive souvent que des candidats ayant dirigé des listes victorieuses, ne soient pas élus, lors du vote des conseillers municipaux à cause du jeu des alliances.

«Selon une bonne partie de l’opinion publique, cette élection n’est qu’un leurre. Parce que présenter aux populations une liste de potentiels élus municipaux afin de solliciter leur onction pour briguer la majorité des sièges d’un conseil municipal local, et en sortir le futur maire, comme une aiguille tirée d’une botte de foin, à l’insu de leurs mandants, frise l’irrespect à leur l’endroit », explique Mame Abdoulaye Tounka, conseiller municipal de la commune de Dieuppeul-Derklé. Selon lui, l’élection du maire au suffrage universel indirect est un moment opportun où souvent, des hommes politiques sacrifient leurs homologues sur l’autel des caniveaux, car ces derniers ont eu l’outrecuidance d’ambitionner d’être à la tête de collectivités publiques comme eux.

LireMACKY SALL A LES CARTES EN MAIN…

«C’est le lieu d’étalage d’un cortège de vilénies inhérentes à la politique. Entourloupes, achats de conscience, reniements, trahisons, hypocrisie sont les choses les mieux partagées durant cette épreuve. Je dis, tout sauf la vertu. L’histoire a démontré qu’il est arrivé qu’un prétendant à ce poste soit tombé en syncope, après la publication des résultats, parce que pensant qu’il avait verrouillé le nombre de voix acquises à sa cause, alors qu’au finish, l’argent, arme de destruction massive, est passé par là. C’est des instants où la corruption ravageuse est déployée par les candidats plus ou moins nantis, prêts à faire feu de tous bois pour, juste, se faire élire. Le prix de l’achat de conscience oscille : trois cents, cinq cents mille francs par voix, c’est selon», conclut-il.

WALF

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